Elle ne manque pas de style et c’est déjà une qualité en soi. Lignes tendues par-ci, jantes aux reflets cuivrés par-là, poignées de porte affleurantes et éclairées, calandre de caractère et signature lumineuse audacieuse… la Cupra Raval a pris le parti de ne pas passer inaperçue quitte à forcer parfois un peu le trait. Véritable Tavascan en réduction, la citadine espagnole (4,04 m, 1610 kg) a l’impérieuse nécessité de se distinguer de ses cousines Volkswagen ID.Polo et Skoda Epiq avec lesquelles elle partage plateforme et motorisations. Dotée d’une batterie NMC de 52 kWh, cette rivale de la Peugeot e-208 a plutôt la charge rapide (jusqu’à 105 kW en CC et 11 kW en CA). Elle peut recouvrer 80% de son autonomie initiale (446 kilomètres WLTP) en moins de 30 minutes. Baptisée Endurance, cette version affiche une consommation maîtrisée, surtout si vous optez pour une pompe à chaleur (1 250 €) optimisant le fonctionnement de la batterie. À noter qu’il existe une déclinaison “petite“ batterie (37 kWh, 116 ch, 310 km d’autonomie, à partir de 25 995 €). Traction tonique comme il faut (211 ch), la Raval séduit par son comportement enjoué, sa direction directe à souhait et son parfait compromis dynamisme/confort. Elle s’offre des palettes au volant pour gérer la régénération au freinage et dispose d’une fonction One Pedal menant à l’arrêt complet du véhicule sans solliciter la pédale de frein. En dépit de sa compacité, la citadine Cupra témoigne d’une vraie polyvalence permise par sa remarquable habitabilité. Accueillante pour quatre adultes, elle jouit, en outre, d’une banquette arrière rabattable 2/3 1/3 et d’un vaste coffre (441 litres) pour sa catégorie auquel s’ajoute un double fond bien pratique. Car en plus d’être plaisante à conduire, la Raval est agréable à vivre : présentation originale à l’instar de son digital cockpit de 10,25 pouces, matériaux valorisants à l’image de ses touches cuivrées, écran tactile de 12,9 pouces rapide et intuitif, système d’info-divertissement, associé à Google, aussi plaisant à regarder qu’à utiliser… la pépite ibérique a tout pour séduire sa jeune clientèle. L’équipement, riche, est à l’avenant. Au menu : accès mains libres, régulateur de vitesse adaptatif, réplication du smartphone sur le tableau de bord et chargeur à induction. Cette version Endurance a même le bon goût de coûter 5 900 € de moins que la sulfureuse VZ (226 ch).
Cela n’en fait malheureusement pas une voiture bon marché… même si la prime “coup de pouce“ lui permet de rivaliser avec la concurrence chinoise (BYD Dolphin, MG4) qui dispose d’un système de navigation en série, contrairement à l’espagnole qui le facture 750 € en option. Bien qu’elle soit typée sport, sa motricité est parfois prise en défaut et son freinage, pas toujours facile à doser. Enfin, on s’interroge sur l’intérêt du mode de conduite Cupra dont l’ambiance sonore too much et la réponse brutale à l’accélérateur semblent superflues.
Citadine électrique de caractère, cette Cupra séduit par son style à part, son comportement enjoué et sa belle polyvalence, mais la concurrence, interne au groupe VW notamment, est rude.
Cupra Raval Endurance À partir de 36 100 €, 3 620 € minimum (prime coup de pouce), 211 ch, 160 km/h (Vmax), 7,1 s (0 à 100 km/h), 13,6 kWh/100 km, 446 km (autonomie WLTP).