Y a pas à dire, la Fiat 500 demeure un must de design. Au gré des générations, la petite italienne (3,63 m) ne perd rien de son charme délicieusement rétro. Disponible en trois carrosseries - classique, cabriolet à toit en toile (+ 3000 €) et “3+1“ avec une mini portière arrière (+1500 €), la citadine du segment A, lancée en 2020, fait toujours chavirer les cœurs, féminins le plus souvent. De la version 100% électrique, cette motorisation thermique ne s’en distingue que par la grille d’aération flanquée sous la calandre. Autant dire qu’elle plaît. À son regard glamour et sa poupe aguichante, elle ajoute un trois cylindres micro-hybride 65 ch emprunté à l’ancienne génération. Cela ne lui permet pas de circuler en mode “zéro émission“, mais la souplesse de fonctionnement du système rend l’engin particulièrement plaisant à mener en ville où on l’on se régale de sa compacité et de sa maniabilité qui l’autorise à faire demi-tour dans un trou de souris. La transmission, douce à manier… à condition de savoir encore conduire une boîte manuelle, participe à l’agrément général. Le confort d’amortissement se révèle très satisfaisant bien qu’un peu sec sur les ralentisseurs. Et son 6e rapport préserve les oreilles sur voies rapides. Élément central de son habitacle si coquet, le levier de vitesse vintage, logé entre les sièges, constitue la seule différence notable avec l’intérieur de la version électrique. La 500 Hybrid en reprend, bien sûr, la dalle d’instrumentation digitale bien lisible, l’écran d’info-divertissement compact (10 pouces) mais complet et les jolis habillages dans la teinte de la carrosserie. Si les plastiques sont durs au toucher, les assemblages ne souffrent pas la critique. On apprécie aussi la foultitude de petits rangements, l’ouverture électrique des portières et l’alerte de survitesse si simple à couper.
En baptisant sa 500, “Hybrid“, Fiat commet un abus de langage car, aussi mignonne soit-elle, cette citadine ne roule jamais à l’électrique et ses consommations (6 litres aux 100 constatés en moyenne) ne défraient pas la chronique… eu égard à ses modestes performances. Sur départementale, passe encore, mais sur autoroute, ses 65 chevaux ne parviennent pas à maintenir le 130 km/h. À la moindre pente, il faut jouer de la boîte au détriment du budget carburant. On est loin du punch de la 500 électrique. En revanche, les deux versions rivalisent d’inconfort aux places arrière. Entre le manque d’espace et le manque d’inclinaison des dossiers, même les enfants feront la moue au moment de s’y installer. On peut en dire autant du coffre au volume suffisant pour les courses de la semaine (183 litres), mais incompatible avec un départ en vacances. À noter qu’il faut investir dans la finition La Prima (22 900 €) pour avoir droit à une banquette fractionnable en deux parties. Mesquin. Enfin, la 500 Hybrid est chère pour ce qu’elle offre. Dans la gamme Fiat, et pour le même prix, la Grande Panda se révèle plus spacieuse (+40 cm, coffre 412 litres), plus performante (110 ch) et plus sobre. Et surtout, une fois déduit bonus, prime et coup de pouce en tout genre, la 500 électrique, tellement plus plaisante, coûte moins de 2 000 € de plus. Alors…
Seuls les fans de la plus sexy des citadines trouveront un intérêt à cette version thermique tellement moins amusante et polyvalente que son pendant 100% électrique à peine plus cher.
Fiat 500 Hybrid À partir de 18 400 €, 240 € (malus CO2), 65 ch, 155 km/h (Vmax), 16,2 s (0 à 100), 5,2 l/100 km, 117 g (CO2/km).