Mercedes n’a pas mis longtemps à réagir à l’époustouflante démonstration technologique du BMW iX3. À peine débarqué en concessions, le bavarois doit déjà composer avec la réplique du rival de toujours. Reposant sur une plateforme inédite, dédiée aux motorisations zéro émission, le nouveau GLC n’avait pas prévu de passer inaperçu… et c’est réussi ! D’abord par le gabarit (4,86 m, 2 460 kg) légèrement plus imposant que celui de la concurrente de Munich (+8 cm, +100 kg). Ensuite, par l’allure qui vous foudroie au premier regard. Entre le charisme et l’outrance, la différence est parfois ténue. Cette fois, la balle est retombée du bon côté. Référence à l’énorme radiateur en nid d’abeille de la mythique 35 PS de 1900, la calandre, frappée de l’étoile en son centre et parsemée de 942 points rétroéclairés (en option), dit tout de l’objet de contemplation qui vous fait face. Captivant d’un bout à l’autre de sa carrosserie plus aérodynamique qu’il n’y paraît (Cx de 0,26), le GLC électrique affiche clairement sa différence avec la version thermique. Longtemps rétif à l’adoption d’une architecture 800 V, Mercedes a viré sa cuti. Elle permet au nouveau SUV de Stuttgart de revendiquer une puissance de charge impressionnante (330 kW) et des vitesses de charge qui le sont tout autant : 300 kilomètres d’autonomie “recouvrables“ en 10 minutes et 22 minutes seulement pour ramener la batterie de 94,5 kWh à 80% de son potentiel initial, après le préconditionnement de celle-ci par la pompe à chaleur. Dans cette configuration à quatre roues motrices, bientôt rejointe par des déclinaisons plus abordables (250 et 300 4Matic), le GLC se pare de deux moteurs, celui situé à l’arrière étant associé à une efficiente transmission à deux rapports, de roues arrière directrices et d’une suspension pneumatique (en option, 2900 €). Autant dire qu’en matière de douceur de conduite, de silence et de confort, on évolue dans les hautes sphères. Au point d’à peine prêter attention aux performances, fort convaincantes, mais dont on apprécie surtout le fait qu’elles soient délivrées sans la moindre brutalité. Le tableau ne serait pas complet sans un système, ultra efficace, de récupération d’énergie au freinage jusqu’à l’arrêt du véhicule… rendant le frein hydraulique presque inutile. À bord, la magie continue d’opérer… pour peu que vous optiez pour l’écran Hyperscreen (1 500 €) qui porte bien son nom : une dalle de près d’un mètre de large, intégrant compteurs, contrôle de l’info-divertissement et distraction du passager. L’équipement n’est pas nouveau chez Mercedes, mais il reste parfaitement exclusif à la marque et son effet est garanti auprès des néophytes. Compagnon de route intelligent, le système est, en outre, susceptible de répondre à une infinité de questions tout en déclenchant un large éventail d’actions. Du grand art… L’habitacle brille également par le soin porté à sa fabrication, ses aspects pratiques à l’image du maxi rangement logé sous la console centrale et ses multiples raffinements comme ses aérateurs, petites œuvres d’art à eux seuls, ou son toit panoramique à l’opacité ajustable et dont les 162 LED se mettent à scintiller, la nuit, comme autant d’étoiles. Bien sûr, le coffre a du répondant (570 litres) et le frunk de 128 litres se rend accessible en pressant l’étoile sur le capot. Habitabilité somptuaire, dotation riche, sellerie 100% vegan pour le respect de la cause animale, sonorisation 4D de chez Burmester couplée la technologie Dolby Atmos pour transformer le cockpit en salle de concert et suspension Airmatic en prise directe avec le système de navigation Google Maps pour anticiper la moindre secousse… rien ne manque, à part un tarif plus friendly.
Le nouveau GLC est cher, mais finalement pas tant que ça comparé à son ennemi juré… qui conserve quand même l’avantage d’une autonomie supérieur (+ 90 kilomètres, WLTP), fruit d’une batterie de plus grande capacité (+ 14 kW). Pas vraiment léger, a fortiori dans cette version 4Matic à deux moteurs, le SUV Mercedes passe rarement sous les 20 kWh aux 100 km à l’usage. Le constructeur à l’étoile a toujours autant de mal à faire cohabiter “prestige“ et “sobriété“. Pour vous brancher sur tous types de bornes rapides, celles du réseau Tesla, par exemple, il faut débourser 700 € de plus et s’offrir un convertisseur 400 V, mais vous perdez alors 52 litres de volume de coffre. Nul n’est parfait.
Fruit de l’expérience acquise avec la gamme Mercedes EQ, ce nouveau GLC flirte avec les sommets de l’automobile électrique telle qu’on la connaît aujourd’hui.
Mercedes GLC 400 4Matic À partir de 76 550 €, 0 € (bonus), 489 ch, 210 km/h (Vmax), 4,3 s (0 à 100 km/h), 14,9 kWh/100 km, 715 km (autonomie WLTP).