Non, l’alliance Renault-Nissan n’est pas totalement enterrée. La preuve avec cette nouvelle citadine électrique, cousine technique de la Renault 5 E-Tech. Si elle partage beaucoup avec la française, la petite Nissan (3,97 m) a été dessinée en Europe et ses rondeurs affriolantes ne laissent pas indifférent. Certes, sa silhouette rappelle celle de la R5, dont elle ne reprend, en vérité, que les rétroviseurs, mais elle s’en distingue par un style bien à elle qui tranche dans le paysage urbain. Produite à Douai aux côtés de la Renault, la Micra donne le choix parmi deux batteries : 40 kWh/120 ch (à partir de 28 000 €) et 52 kWh/150 ch (à partir de 33 500 €). Plus polyvalente, la version haut de gamme s’octroie une capacité de charge de 11 kW en courant alternatif et de 100 kW en courant continu, lui permettant de recouvrer 80% de son autonomie initiale (416 kilomètres) en l’espace de 30 minutes. Elle dispose, en outre, d’une pompe à chaleur pour préserver sa batterie par temps froid et de la charge bidirectionnelle pour alimenter un accessoire extérieur. Les conducteurs de Renault 5 E-Tech ne seront pas dépaysés au volant de la japonaise. Même sentiment d’agilité, même sérénité dans la tenue de cap, même douceur à la conduite… la Micra distille le même agrément. La direction informative, la qualité de l’amortissement et ses performances avérées font de cette urbaine un vrai bonheur à mener. L’insonorisation soignée participe à l’ambiance zen régnant à bord. Trois modes de conduite sont proposés (Eco, Confort et Sport) et trois niveaux de régénération au freinage sont à disposition auxquels s’ajoute la fonction one pedal utile en ville. Sans surprise, l’aménagement intérieur copie celui de la française avec deux écrans de 10 pouces juxtaposés, mais les habillages changent, la japonaise jouant la carte de la sobriété et du raffinement. Les matériaux sont flatteurs à la vue comme au toucher, l’ergonomie sans fausse note, l’interface multimédia, fluide et pratique, avec la reproduction du navigateur Waze dans le combiné d’instrumentation face au conducteur. Cette Micra s’offre, bien sûr, un planificateur d’itinéraires et une touche de fantaisie : la reproduction du Mont Fuji entre les sièges avant.
Côté tarif, la citadine Nissan est également sans surprise. Ses prix sont similaires à ceux de la R5 et elle ne propose pas de version d’entrée de gamme à moins de 25 000 € comme la Renault. En bonne logique, elle ne corrige pas non plus les quelques défauts découverts sur la française comme ses places arrière étriquées pour des adultes, son manque d’espaces de rangement ou son coffre au seuil élevé même si le volume est au rendez-vous (326 litres). La Micra fait aussi l’impasse sur la touche Parking, rassurante quand on souhaite marquer l’arrêt, et sa commande de transmission s’avère trop lente à l’usage. Enfin, contrairement à la génération précédente qui, bien que basée sur la plateforme de la Clio 4, possédait un habitacle à l’identité propre, la Micra 6 n’a pas fait d’effort à bord. Elle est même dépourvue du sympathique assistant virtuel présent dans la R5.
Renault 5 E-Tech joliment rhabillée, la nouvelle Micra fait figure d’alternative exotique ; un clone tout aussi plaisant à vivre comme à mener… mais aussi coûteux à l’achat également.
Nissan Micra 52 kWh À partir de 33 500 €, 3 100 € minimum (bonus), 150 ch, 150 km/h (Vmax), 8 s (0 à 100 km/h), 14,7 kWh/100 km, 416 km (autonomie WLTP).