Difficile de ne pas tomber sous le charme de cette 308, 3e génération, phase 2, dont le caractère interpelle au premier regard. Également disponible en carrosserie break SW, la française (4,36 m) marque cette fois les esprits par sa technologie remise au goût du jour. Autrefois déclinée en deux propositions (180 ch et 225 ch), la version PHEV se contente désormais d’une puissance cumulée de 195 ch, mais elle hérite un 4 cylindres 1.6 turbo (150 ch) à géométrie variable dotée d’une injection à cycle Miller optimisant son efficience et réduisant ses consommations. Cet ensemble est associé à un moteur électrique (125 ch) et une batterie (14,6 kWh) plus généreux tandis que la boîte automatique 8 rapports de la précédente génération a été remplacée par une transmission à double embrayage moins douce mais plus réactive. La conséquence directe de cette mise à jour consiste en le “quasi“ doublement de l’autonomie électrique de la voiture qui s’établit, à présent, à 85 kilomètres, selon la norme WLTP. Dans la vraie vie, vous pouvez donc tabler sur 70 kilomètres de roulage en mode zéro émission. Pour autant, une fois la batterie vide, le bloc thermique affiche une belle sobriété puisqu’il absorbe moins de 6 litres de sans plomb aux 100 km en usage mixte. On en oublierait presque l’essentiel… aux yeux des amateurs de conduite : le comportement magistral de cette 308 dont l’agilité du train avant, la précision de la direction et l’amortissement idéalement calibré en font un must d’agrément. À bord, si le mobilier n’évolue pas, la qualité d’assemblage et de finition poursuit sa montée en gamme. Sans offrir la réactivité des récentes productions chinoises, l’écran central tactile s’utilise aisément et les alertes les plus intrusives (survitesse, notamment) se shuntent simplement. Onéreuse, mais royalement dotée, la version GT Exclusive (46 800 €) s’offre un logo éclairé sur la calandre, des jantes alliage diamantées 18 pouces, des projecteurs Matrix, une clé mains libres et une sellerie en Alcantara. Un pack d’options facturé 1800 € ajoute un toit ouvrant, un système audio Focal 10 HP et la recharge de smartphone par induction.
Pour tirer le meilleur parti de cette 308 PHEV, une recharge quotidienne sur une borne 3,7 kW est préconisée. Malheureusement, la compacte Peugeot ne permet la charge rapide en courant continu contrairement à sa grande rivale, la Volkswagen Golf qui jouit, qui plus est, d’une autonomie électrique bien supérieure (144 km, WLTP) à la française. Si l’autonomie globale de la 308 Plug-in Hybrid est correcte (700 kilomètres), elle pourrait être plus importante avec un réservoir plus conséquent (40 litres). La réflexion vaut aussi pour le volume du coffre (314 litres)… digne du segment inférieur et 100 litres inférieur à celui des versions thermiques. Plus contrariant encore, cette lionne hybride rechargeable pèse 260 kg de plus que la version micro-hybride 48 V (145 ch) et coûte 7 150 € de plus. Elle se révèle même plus chère que la e-308, une fois déduit le bonus écologique. Enfin, cette séduisante compacte ne brille ni par son habitabilité arrière, vraiment comptée, ni par son fameux i-cockpit. Masquant les compteurs avec le volant, cet aménagement demeure un non-sens en matière d’ergonomie.
Cette hybride rechargeable n’est pas la plus pratique, ni celle offrant la meilleure autonomie électrique, mais c’est à l’évidence la plus grisante à mener et l’une des plus plaisantes à contempler.
Peugeot 308 Plug-in Hybrid À partir de 42 400 €, 0 € (malus), 195 ch, 225 km/h (Vmax), 7,6 s (0 à 100), 2,4 l/100 km (WLTP), 54 g (CO2/km).