Il s’est déjà vendu à 2,2 millions d’exemplaires en 8 ans. Autant dire que Volkswagen n’a pas pris à la légère le remplacement de ce best-seller. Et cela saute aux yeux au premier regard. Toujours fabriqué au Portugal, le nouveau T-Roc (4,37 m, 1 474 kg) aguiche tout en restant proche du style de son prédécesseur. Il s’en démarque, cependant, avec raffinement grâce à des bandeaux lumineux traversant la poupe et la face avant. À partir de la finition Style, il hérite même de logos rétro-éclairés du plus bel effet. En reposant désormais sur la plateforme MQB Evo de la Golf 8, cette seconde génération a également revu son gabarit à la hausse (+12 cm, +100 kg). L’habitabilité générale progresse naturellement, même si on pouvait espérer mieux côté garde au toit aux places arrière. Le coffre gagne 30 litres à 475 litres et la modularité du crossover allemand s’en trouve améliorée… tout comme ses aspects pratiques à l’image de son grand bac de rangement courant entre les sièges avant. Bref, ce petit Tiguan fait, à présent, figure de première voiture du foyer… car il est également paré pour les longs parcours. Il peut, en effet, compter sur la vigueur de son 4 cylindres turbo micro-hybridé, associé à une boîte automatique à double embrayage et 7 rapports. Au fil des kilomètres, le T-Roc fait apprécier sa douceur de conduite, son comportement prévenant et sa direction consistante. Il semble avoir gagné en confort ce qu’il a sans doute perdu en agilité ; la présence, ici, d’un amortissement piloté (en option 930 €) ajoutant encore au sentiment de bien-être à bord. Il règne, du reste, dans l’habitacle une atmosphère apaisante, sans doute le fruit de la qualité perçue et de la sobriété de l’aménagement intérieur simplement égayé par un écran central (12,9 pouces) clair et bien pensé, doté d’un affichage flatteur et de raccourcis astucieux. Le soin porté à l’ergonomie est également à mettre au crédit de cette Golf déguisée en SUV… à l’image du sélecteur de boîte situé, comme sur la gamme ID, à droite du volant pour un accès plus aisé ou des commandes de climatisation, présentes en continu sans avoir besoin de passer par la dalle digitale. Plutôt concurrent, dans l’esprit, du Renault Symbioz que du Toyota C-HR, le T-Roc II a su contenir ses tarifs d’une génération à l’autre (à partir de 29 990 €, version 116 ch), même si le gap est très important (+11 000 €) avec la version 150 ch, à l’essai aujourd’hui. À noter que des versions full hybrid complèteront la gamme en cours d’année.
Les lignes d’eau d’une piscine dessinées sur le chargeur à induction : c’est sans doute la seule fantaisie de l’habitacle. Il en existe cependant une seconde dont on se serait bien passé : l’emplacement des poignées de porte dans le prolongement des accoudoirs… on passe son temps à les chercher. Plus sérieusement, on aurait aimé davantage de sobriété mécanique. Difficile de descendre sous les 7,5 l/100 km en moyenne sans un œuf sous le pied droit. À ses consommations quelconques, la version 1.5 eTSi Hybrid ajoute un grondement peu agréable à l’accélération et une certaine nonchalance en reprise. Le nouveau T-Roc fait aussi l’impasse sur le diesel. Tant pis pour les gros rouleurs. Quant aux versions un peu plus funs (4Motion et R), elles ne seront pas importées pour cause de fiscalité rédhibitoire.
En gagnant en confort et en espace à vivre, le séduisant T-Roc en devient plus désirable et plus respectable que jamais. Il faut juste accepter d’y mettre le prix.
Volkswagen T-Roc 1.5 eTSi Hybrid À partir de 41 000 €, 400 € (malus CO2), 150 ch, 212 km/h (Vmax), 8,9 s (0 à 100), 5,6 l/100 km, 128 g (CO2/km).