L’autre Grand Prix de France

Je ne sais pas vous, mais je me surprends depuis quelques mois à regarder les Grand Prix de… MotoGP, et à trouver ça formidable : pas de classement figé au troisième virage, pas d’arrêt stratégique au stand sauf pour changer de monture quand il se met à pleuvoir, un spectacle à couper le souffle, des émotions à chaque tour, bref du sport mécanique dans toute son authenticité et sa magie. Pour être honnête, je reconnais que les résultats obtenus par Fabio Quartararo et Johann Zarco suscitent chez moi un supplément de curiosité et d’enthousiasme. Comme quoi, il suffit parfois de la présence d’un ou deux Frenchies aux avant-postes pour que la cote de popularité d’une discipline grimpe en flèche. Encore fabuleux de courage et de talent, hier, sur le circuit Bugatti du Mans, nos deux funambules, harnachés tels des astronautes en partance pour Mars, nous ont rappelé à quel point les rois de la trajectoire, ce sont eux, ces motards venus d’ailleurs jonglant entre prise d’angle et prise de risque. Rassurez-vous les bagnolards, en dépit de cette passion soudaine pour les gros cubes, les Automobile Awards ne s’ouvriront pas au deux-roues. Quoique…

Lionel Robert